« J’ai eu un grave accident et j’ai vu la mort de près; depuis je suis un naïf, et mon regard est toujours neuf. C’est peut-être mon secret. »
Benjamin Kanarek est l’un des seuls photographes dont l’éclairage est « copyrighté » depuis 1987. Cela signifie qu’il ne peut pas être utilisé sans son accord, mais surtout qu’il préfère ne pas en dire trop, d’un point de vue technique. Globalement, il s’agit d’un mélange de lumière continue, obtenue grâce à des projecteurs HMI, et de flash. Deux assistants sont nécessaires à l’obtention de cette lumière si particulière. Voici comment il procède : il utilise un « Hollywood Grid », une sorte d’écran percé de formes découpées aléatoires, et placé devant ses éclairages. L’intérêt de ce genre d’accessoire est de projeter des ombres sur le fond et les sujets, tout en permettant aux projecteurs d’éclairer correctement la scène, cela fait vibrer la lumière. Néanmoins, Benjamin trouvait cette lumière trop dure. La solution aurait dû consister en l’utilisation de sources plus diffuses, derrière ces écrans découpés, seulement dans ces conditions, les ombres projetées auraient elles aussi été adoucies. La solution : répandre dans l’air un nuage de talc. De cette façon, l’éclairage est toujours dirigé, donc les ombres obtenues avec le Hollywood Grid sont toujours dures, mais la lumière elle-même, qui éclaire le sujet, est douce et enveloppante.
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